Capture d’écran 2015-10-26 à 14.43.32Née dans une famille de psy (entre autres), une mère infirmière, un grand-père cuisinier  pour des orphelins, née chez des guérisseurs et des écrivains, des bourgeois et des révolutionnnaires.

Des gens venant du Nord, et du Sud, de la ville et de la campagne avec un centre : Paris.

Tombée dans la marmite des mots et des soins, Je lis et j’écris très jeune.

Les mots m’ont bercée, soutenue, propulsée, inventée. Ils construisent ma route hors des sentiers battus, ils m’aident à tenir le coup, ils me façonnent. je m’aventure sur les chemins de traverse, petite sauvage qui croque la vie à pleine dents.

Les mots construisent ma route, ce sont les pierres pour traverser la rivière. Je les ai posés, jusqu’à en tisser des phrases, puis des textes, des livres.

Les mots m’ont accompagné en ateliers d’écriture et en philosophie. Que chacun crée sa voie pour donner une

Ecouter sa vibration propore, et la laisser guider notre plume, en nous débarrassant peu à peu des cuirasses pour toucher du bout de nos mots l’authenticité.

L’écriture comme artisanat, un acte corporel, un acte sensuel, un acte manuel,

il s’agit de mettre la main à la pâte, et de se laisser faire par le fil des mots.

Voici mon invitation, en ateliers de philosophie et d’écriture, en écrivant moi-même.

Ecrire, invitation à creuser les chemins de traverse que nous inscrivons sous nos pas, à chaque élan de plume et de touches de clavier, voici ce qui m’a guidée dans mes ateliers depuis plus de quinze ans. Poser le premier mot sans savoir ce qui va venir et l’accueillir, plonger dans l’inconnu, puis l’amadouer jusqu’à trouver la confiance et l’authenticité.

Ecrire, pour franchir la ligne, s’accorder plus d’envergure et de liberté, plus de légèreté et de plaisir, c’est ce que j’appelle l’écriture buissonnière.  

S’allouer la transgression de l’écriture.

Marie Debray